Traitement de la toxicomanie
Fiche pratique
Vérifié le 1 janvier 2026 – Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous vous demandez comment peut se traiter la dépendance aux drogues (exemples : cannabis, héroïne, cocaïne) ? La toxicomanie peut peut se traiter à l'initiative de la personne toxicomane elle-même ou à la suite d'un signalement d'un professionnel (médecin ou assistante sociale). La justice peut aussi ordonner des soins. Nous vous présentons les informations à connaître.
À l'initiative du toxicomane
Services médicaux spécialisés
2 services médicaux spécialisés peuvent guider le toxicomane.
Sélectionnez votre cas :
Centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA)
Les CSAPA permettent de faire le point avec un professionnel sur les difficultés rencontrées.
Ils proposent un accompagnement vers :
- L'arrêt de drogues
- Ou la consommation modérée de drogues
- Ou un traitement de substitution (pour les personnes dépendantes aux opiacés).
L'usager peut choisir l'accompagnement qui lui convient le mieux.
Il peut notamment opter pour un sevrage :
- Ambulatoire (c'est-à-dire sans hospitalisation)
- Ou hospitalier en étant accueilli dans un service partenaire.
L'accompagnement proposé par le CSAPA peut se poursuivre durant toute la durée du sevrage, y compris hospitalier, et au-delà.
En effet, la personne sevrée peut continuer à être accueillie dans le cadre d'entretiens ou d'ateliers spécifiques visant à consolider son arrêt.
Services spécialisés d'aide aux toxicomanes
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Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca)
À savoir
L'entourage d'un toxicomane peut aussi s'adresser à un CSAPA.
Structures hospitalières
Il existe également une prise en charge ambulatoire dans des structures hospitalières (unités hospitalières d'addictologie).
Ces structures sont de plus ou moins grande importance.
Elles proposent des consultations externes, du type de ce que peuvent proposer les CSAPA.
Services spécialisés d'aide aux toxicomanes
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Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca)
Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques (Caarud)
Les Caarud :
- Proposent une information et un conseil personnalisé pour usagers de drogues
- Assurent un accueil collectif et individuel
- Mettent à disposition du matériel de prévention des infections
- Développent des actions de médiation sociale pour assurer une bonne intégration dans le quartier et prévenir les nuisances liées à l'usage de drogues
- Peuvent délivrer certains médicaments (exemple : eau pour préparations injectables)
- Assurent un soutien aux usagers (exemples : soutien dans l'accès aux soins, accès aux droits, accès au logement et à l'insertion ou réinsertion professionnelle).
Il est possible de trouver un Caarud notamment en fonction de son lieu d'habitation :
Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques (Caarud)
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Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca)
Haltes soins addictions (HSA)
Les HSA sont ouvertes par certains CSAPA et les Caarud jusqu'au 31 décembre 2027.
Ils se situent :
- Au sein même des CSAPA et des Caarud
- Ou dans des locaux distincts ou structures mobiles qui peuvent permettre l’hébergement des usagers.
Le but est d'aider les personnes majeures usagers de drogues qui veulent des conseils pour réduire les risques (exemple : surdose, infection).
Ces personnes peuvent consommer dans des conditions sécurisées et être accompagnées pour les questions liées à la santé (exemples : rechercher un médecin traitant, obtenir une aide psychiatrique, bénéficier d'un sevrage).
Il existe une HSA à Paris et une autre à Strasbourg.
À l'initiative d'un professionnel
Un médecin ou une assistante sociale peut signaler le cas d'une personne toxicomane à l'Agence régionale de santé (ARS).
L'ARS ordonne la réalisation d'une enquête sur la vie familiale, professionnelle et sociale de la personne et demande un examen médical.
La suite diffère selon que l'examen révèle ou non une dépendance.
Sélectionnez votre cas :
L'examen révèle une dépendance
La personne doit suivre une cure de désintoxication dans l'établissement de son choix. Sinon, l'ARS peut en désigner un d'office.
L'examen ne révèle pas une dépendance
La personne est invitée à demeurer sous surveillance médicale. Cette surveillance sera effectuée soit par un :
- Médecin choisi par le directeur général de l'ARS
- Dispensaire d'hygiène sociale
- Établissement agréé, public ou privé.
À l'initiative de la justice (injonction thérapeutique)
Un juge peut demander à un ou une toxicomane de se faire soigner.
Ces soins sont appelés injonction thérapeutique (ou injonction de soins). Ils peuvent comprendre une cure de désintoxication.
L'injonction peut être ordonnée dans le cadre :
- Ou d'une peine complémentaire
- Ou d'un sursis avec mise à l'épreuve.
Le juge qui a prononcé l'injonction thérapeutique en informe l'Agence régionale de santé (ARS).
L'ARS fait procéder :
- À l'examen médical de l'intéressé par un médecin désigné en tant que médecin relais
- Et, éventuellement, à une enquête sur la vie familiale, professionnelle et sociale du toxicomane.
Le professionnel de santé désigné fait connaître à l'autorité judiciaire son avis sur l'opportunité de la mesure d'injonction thérapeutique.
Qui peut m'aider ?
Drogues info service
Par téléphone
0 800 23 13 13 (appel gratuit et anonyme)
Ouvert de 8h à 2h, 7 jours/7
Informations sur les drogues, l'alcool, les dépendances y compris la dépendance aux jeux.
Écoute, soutien, conseils et orientations.
Vous pouvez appeler que vous soyez concerné directement ou indirectement par une consommation de drogues.
Par internet
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Par chat
Ouvert :
- De 14h à minuit du lundi au vendredi
Et de 14h à 20h le samedi et le dimanche.
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Ministère chargé de la santé
Textes de loi et références
- Code de la santé publique : articles L3411-1 à L3411-6 (nouvelle fenêtre)Mesures de lutte contre la toxicomanie
- Code de la santé publique : article L3411-9 (nouvelle fenêtre)Caarud
- Code de la santé publique : articles D3121-33 à D3121-33-6 (nouvelle fenêtre)Missions des Caarud
- Code de la santé publique : articles L3412-1 à L3412-3 (nouvelle fenêtre)Signalement par les services sociaux
- Code de la santé publique : articles L3413-1 à L3413-4 (nouvelle fenêtre)Signalement par l'autorité judiciaire
- Code de la santé publique : articles R3413-1 à R3413-9 (nouvelle fenêtre)Médecins relais
- Loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé (article 43) (nouvelle fenêtre)Expérimentation des salles de consommation à moindre risque
- Arrêté du 26 janvier 2022 portant approbation du cahier des charges national relatif aux « haltes “soins addictions” » (nouvelle fenêtre)
- Arrêté du 5 mai 2017 fixant la liste des médicaments pouvant être dispensés dans les centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques et des dommages pour usagers de drogues (nouvelle fenêtre)
Pour en savoir plus
- Drogues.gouv.fr (nouvelle fenêtre)Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca)
- Drogues info service (nouvelle fenêtre)Santé publique France
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Informations issues de Service-Public.gouv.fr (nouvelle fenêtre) – Direction de l'information légale et administrative (DILA), réutilisées sous licence ouverte Etalab 2.0. Données mises à jour le 28 octobre 2026. Voir cette page sur le site national (nouvelle fenêtre).