Contribution à la formation professionnelle (CFP)
Fiche pratique
Vérifié le 21 janvier 2026 – Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La contribution à la formation professionnelle (CFP) finance les dispositifs d'accès à la formation continue des salariés et des demandeurs d'emploi. Elle est collectée par l'Urssaf via la déclaration sociale nominative (DSN). Le taux de cette contribution dépend de l'effectif de l'entreprise et du secteur d'activité. En cas d'emploi de salariés en CDD, une contribution spécifique (CPF-CDD) doit être versée par l'employeur.
Quelles sont les entreprises concernées ?
La contribution légale minimale à la formation professionnelle concerne les sociétés quelles que soient leur forme juridique, leur régime d'imposition, leur activité et leur effectif.
À noter
Le travailleur indépendant doit participer au financement de sa propre formation professionnelle continue. Pour en savoir plus, consultez la fiche sur la Contribution à la formation professionnelle (CFP) des entrepreneurs individuels.
Des versements supplémentaires peuvent être prévus pour le financement de la formation. Ces versements peuvent avoir lieu dans le cadre d'un accord professionnel national. On parle de contribution conventionnelle à la formation. C'est par exemple le cas des entreprises de la branche de l'industrie des jeux et du jouet. Les contributions conventionnelles supplémentaires de formation professionnelle sont versées aux opérateurs de compétences (OPCO).
À noter
Depuis le 1er janvier 2026, l’Urssaf peut prélever ces contributions conventionnelles pour certaines branches professionnelles.
L'entreprise peut également décider de faire des versements volontaires supplémentaires pour le financement de la formation.
Comment calculer l'effectif de l'entreprise ?
Pour déterminer le taux applicable, il faut calculer l'effectif de l'entreprise.
L'effectif à prendre en compte pour une année (N) correspond à l'effectif moyen annuel (EMA) « sécurité sociale » de l'année civile précédente (N-1).
L'Urssaf calcule les effectifs à partir des informations déclarées contenues dans la déclaration sociale nominative (DSN).
Pour connaître les règles de calcul des effectifs, il faut se reporter au site de l'Urssaf (nouvelle fenêtre) et au Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) (nouvelle fenêtre).
Que se passe-t-il en cas de franchissement des seuils d'effectif ?
Depuis le 1er janvier 2020, le franchissement à la hausse d'un seuil d'effectif est pris en compte lorsque ce seuil est atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives.
Exemple
Une entreprise de 10 salariés est soumise à la contribution au taux de 0,55 %. Elle franchit le seuil de 11 salariés en 2023.
Elle sera soumise au taux de 1 %, applicable aux entreprises de 11 salariés et plus en 2028, à la condition que son effectif reste supérieur ou égal à 11 salariés pendant 5 années consécutives.
Le franchissement à la baisse d'un seuil d'effectif sur une année civile a pour effet de faire courir un nouveau délai de 5 ans.
Ainsi, lorsque son effectif repasse sous le seuil de 11 salariés, l'entreprise dispose à nouveau de 5 ans avant d'être soumise au taux de 1 % qui s'applique aux entreprises de 11 salariés et plus
Exemple
Un employeur sous le seuil de 11 salariés au 1er janvier 2021 (effectif calculé avec les données de l'année 2020) franchit ce seuil au 1er janvier 2022 (données de l'année 2021).
Les conséquences de ce franchissement seront prises en compte à compter du 1er janvier 2026 si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- Effectif de 11 salariés atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives, c'est-à-dire pour les années 2022 à 2026
- Effectif de l'année 2027 (calculé avec les données de l'année 2026) est également au moins égal à 11 salariés.
Quel est le taux de la contribution à la formation professionnelle ?
Le taux de la contribution légale de formation professionnelle dépend du nombre de salariés de l'entreprise. Il existe également des taux spécifiques dans certains secteurs d'activité.
Sélectionnez votre cas :
Cas général
Le taux de la contribution légale de formation professionnelle varie selon l'effectif de l'entreprise.
Sélectionnez votre cas :
Entreprise de moins de 11 salariés
Contribution légale
Le taux de la contribution légale à la formation professionnelle est de 0,55 % de la masse salariale brute.
La masse salariale brute correspond au montant annuel global des rémunérations imposables et de tous les avantages en nature versés aux salariés. Sont donc inclus : les salaires et les cotisations salariales, les rémunérations versées aux mandataires sociaux mais aussi les primes, les indemnités, les pourboires.
Les rémunérations versées aux apprentis sont exonérées de la CFP.
À savoir
Pour un stagiaire sous convention de stage, la fraction de gratification excédant le seuil de franchise de cotisations, est également soumise à la CFP.
Contribution CPF-CDD
En plus de la contribution de 0,55 %, en cas d'emploi de salariés en CDD, une contribution CPF-CDD est due. Elle s'élève à 1 % de la masse salariale versée aux titulaires d'un CDD.
Les CDD suivants ne donnent pas lieu au versement de la contribution spécifique à la formation :
- Contrat d'accompagnement dans l'emploi
- Contrat d'apprentissage
- Contrat de professionnalisation
- Contrats conclus avec un travailleur saisonnier
Entreprises de 11 salariés et plus
Contribution légale
Le taux de la contribution légale à la formation professionnelle est de 1 % de la masse salariale brute.
La masse salariale brute correspond au montant annuel global des rémunérations imposables et de tous les avantages en nature versés aux salariés. Sont donc inclus : les salaires et les cotisations salariales, les rémunérations versées aux mandataires sociaux mais aussi les primes, les indemnités, les pourboires, etc.
À savoir
Pour un stagiaire sous convention de stage, la fraction de gratification excédant le seuil de franchise de cotisations, est également soumise à la CFP.
Contribution CPF-CDD
En plus de la contribution de 0,55 %, en cas d'emploi de salariés en CDD, une contribution CPF-CDD est due. Elle s'élève à 1 % de la masse salariale versée aux titulaires d'un CDD.
Les CDD suivants ne donnent pas lieu au versement de la contribution spécifique à la formation :
- Contrat d'accompagnement dans l'emploi
- Contrat d'apprentissage
- Contrat de professionnalisation
- Contrats conclus avec un travailleur saisonnier
Secteur du travail temporaire
Le taux de la contribution minimale pour les entreprises de travail temporaire est fixé à 1 % de la masse salariale brute.
La masse salariale brute correspond au montant annuel global des rémunérations imposables et de tous les avantages en nature versés aux salariés. Sont donc inclus : les salaires et les cotisations salariales, mais aussi les primes, les indemnités, les pourboires, etc.
Les rémunérations versées aux mandataires sociaux sont soumises à la CFP.
Les entreprises de travail temporaire sont soumises également à une contribution conventionnelle fixée par un accord de branche dont le taux est au moins égal à 0,30 % du montant du salaire retenu pour le calcul des cotisations sociales.
Secteur du bâtiment et des travaux publics
Les employeurs du bâtiment et des travaux publics versent une cotisation fixée par un accord professionnel.
En l'absence d'accord, le taux de contribution est le suivant :
- 0,30 % pour les entreprises relevant du secteur des métiers du bâtiment
- 0,22 % pour les entreprises relevant du secteur des travaux publics
Secteur du spectacle
Les employeurs d'intermittents du spectacle ne sont pas redevables de la CFP et de la contribution CPF-CDD mais d'une cotisation spécifique prévue par un accord collectif.
Le taux de cette contribution ne peut pas être inférieure à 2 % des rémunérations versées aux intermittents pendant l'année en cours.
Comment déclarer la contribution à la formation professionnelle ?
La contribution légale de formation professionnelle est déclarée (nouvelle fenêtre) mensuellement (comme les cotisations de sécurité sociale) par l'employeur lors de la déclaration sociale nominative (DSN).
La masse salariale doit être déclarée via la déclaration sociale nominative (DSN) de la façon suivante :
- Pour les entreprises de moins de 11 salariés : Code Type Personnel (CTP) 959.
- Pour les entreprises de 11 salariés et plus : Code Type Personnel (CTP) 971.
- Pour les entreprises soumises à la CFP-CDD : Code Type Personnel (CTP) 987.
Pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter au document (nouvelle fenêtre) mis à disposition par l'Urssaf.
À savoir
Une branche professionnelle peut instaurer, par accord de branche étendu, une contribution conventionnelle. Cette contribution est spécifique à une convention collective.
Pour certaines branches, et pour les rémunérations versées à partir de janvier 2026, cette contribution conventionnelle doit être déclarée par l’employeur tous les mois en DSN, selon la même fréquence que la contribution prévue par la loi.
La déclaration et le versement de cette contribution sont liés à l’identifiant de convention collective (IDCC) déclaré en DSN par l’employeur.
Pour plus de précisions, consultez les consignes déclaratives (nouvelle fenêtre) sur le site net-entreprises.fr.
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Textes de loi et références
- Code du travail : articles L6331-1 et L6331-2 (nouvelle fenêtre)Obligation de financement des employeurs de moins de 11 salariésLegifrance
- Code du travail : articles L6331-3 et L6331-4 (nouvelle fenêtre)Obligation de financement des employeurs de 11 salariés et plusLegifrance
- Code du travail : article L6331-6 (nouvelle fenêtre)Contribution spécifique CPF-CDDLegifrance
- Code du travail : article L6331-69 (nouvelle fenêtre)Cotisation spécifique pour les entreprises de travail temporaireLegifrance
- Code du travail : article L6331-38 (nouvelle fenêtre)Cotisation spécifique au secteur BTPLegifrance
- Code du travail : article L6331-55 (nouvelle fenêtre)Cotisation spécifique pour les employeurs d’intermittents du spectacleLegifrance
- Code de la sécurité sociale : article L130-1 (nouvelle fenêtre)Décompte et déclaration des effectifs
- Décret n°2018-1209 du 21 décembre 2018 relatif à l'agrément et au fonctionnement des opérateurs de compétences (nouvelle fenêtre)
- Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) : contribution à la formation professionnelle et à l'apprentissage (nouvelle fenêtre)Contribution à la formation professionnelleMinistère chargé des affaires sociales
Pour en savoir plus
- Comment est calculé l'effectif d'une entreprise ? (nouvelle fenêtre)Urssaf
- Seuils d’effectifs applicables pour déterminer l’assujettissement à certaines contributions (nouvelle fenêtre)BOSS (Bulletin officiel de la sécurité sociale)
- Contributions à la formation professionnelle (CPF et CPF-CDD) (nouvelle fenêtre)Urssaf
- Modalités déclaratives de la contribution à la formation professionnelle (nouvelle fenêtre)Net-entreprises.fr
- Modalités déclaratives de la CPF-CDD (nouvelle fenêtre)Net-entreprises.fr
- Comment déclarer en DSN les contributions conventionnelles de formation professionnelle et de dialogue social ? (nouvelle fenêtre)Net-entreprises.fr
- La formation professionnelle continue (nouvelle fenêtre)Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
- Liste des opérateurs de compétences (OPCO) (nouvelle fenêtre)Ministère chargé du travail
Voir aussi
Définitions
- Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
- Opérateur de compétences (OPCO)
Finance l'apprentissage, apporte son aide pour élaborer les certifications professionnelles et pour définir les besoins en formation des entreprises
- Mandataire social
Personne physique bénéficiant d'un mandat d'une personne morale (société) pour agir en son nom. Il s'agit d'un gérant pour une SARL, d'un président pour une SAS, etc.
- Gratification
Indemnité versée par un employeur à son stagiaire
- Masse salariale
Cumul des rémunérations brutes des salariés d'un établissement
- Accord de branche
Accord collectif conclu au niveau d'une branche professionnelle
- Branche professionnelle
Regroupement d'entreprises d'un même secteur d'activité et relevant d'un accord ou d'une convention collective.
- Accord de branche étendu
Accord collectif conclu au niveau d'une branche professionnelle qui a été étendu par le ministère du travail. Cela signifie que l'accord s'applique à toutes les entreprises qui entrent dans le champ d'application visé par l'accord.
- IDCC (Identifiant Des Conventions Collectives)
Numéro de 1 à 4 chiffres sous lequel une convention collective est enregistrée. Un IDCC est automatiquement attribué à toute nouvelle convention collective. Il permet de repérer sans confusion possible une convention puisqu’un numéro correspond à une seule convention.
Informations issues de Service-Public.gouv.fr (nouvelle fenêtre) – Direction de l'information légale et administrative (DILA), réutilisées sous licence ouverte Etalab 2.0. Données mises à jour le 28 octobre 2026. Voir cette page sur le site national (nouvelle fenêtre).