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Création d'entreprise : formalités d'immatriculation d'une micro-entreprise (auto-entrepreneur)

Fiche pratique

Vérifié le 18 mars 2026 – Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Pour créer une micro-entreprise, il y a très peu de formalités à accomplir. L'une d'entre elle est l'immatriculation. Il s'agit de la déclaration d'activité de la micro-entreprise auprès de l'administration.

Où faire sa demande d'immatriculation ?

La demande d'immatriculation doit être réalisée en ligne sur le site internet du guichet des formalités des entreprises, au plus tôt 1 mois avant le début d'activité ou au plus tard dans les 15 jours qui suivent la date de début d'activité.

Service en ligneGuichet des formalités des entreprisesInstitut national de la propriété industrielle (Inpi)Accéder au service (nouvelle fenêtre)

La formalité d’immatriculation permet d’inscrire l’entreprise sur un registre. Celui-ci est différent selon la nature de l'activité exercée :

Sélectionnez votre cas :

Activité commerciale

La micro-entreprise est inscrite au registre national des entreprises (RNE) et au registre du commerce et des sociétés (RCS).

À savoir

Une inscription au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) est également faite en cas d'exercice en société de la profession d'agent commercial.

Activité artisanale ou libérale

La micro-entreprise est inscrite au registre national des entreprises (RNE).

Bpifrance création met à disposition une vidéo tuto pour préparer la réalisation de la formalité d'immatriculation.

  • Tuto créa : Réaliser les formalités d'immatriculation (nouvelle fenêtre)Bpifrance Création
  • Quels sont les documents à fournir ?

    Lors de la demande d'immatriculation auprès du guichet des formalités des entreprises, il faut indiquer un certain nombre d'informations et joindre les documents suivants :

    À savoir

    Depuis le 15 mai 2022, l'entrepreneur individuel bénéficie d'une séparation automatique entre son patrimoine professionnel et son patrimoine personnel. Il n'a donc plus à établir de déclaration d'insaisissabilité pour protéger ses biens personnels contre les dettes professionnelles.

    La résidence principale est protégée de plein droit. Toutefois, l'entrepreneur peut renoncer à cette protection dans les conditions prévues par la loi, notamment par acte notarié.

    En revanche, s'il souhaite protéger d'autres biens immobiliers non affectés à son activité professionnelle (par exemple une résidence secondaire ou un terrain), il peut établir une déclaration d'insaisissabilité devant notaire. Dans ce cas, une copie de cette déclaration doit être transmise dans le dossier d’immatriculation.

    Pour contacter un notaire :

    Notaire

    Accéder au site (nouvelle fenêtre)

    Conseil supérieur du notariat

    Documents complémentaires si l'entrepreneur est marié ou pacsé

    • Si l'entrepreneur est marié sous le régime de la communauté : exemplaire (nouvelle fenêtre) daté et signé de l'attestation de délivrance de l'information donnée à l'époux des conséquences sur les biens communs des dettes contractées dans l'exercice de la profession de l'entrepreneur
    • Si le conjoint ou le partenaire de PACS travaille avec l'entrepreneur :

      • Attestation sur l'honneur sur le choix du statut (salarié, associé ou collaborateur)
      • Extrait d'acte de mariage ou de PACS ou extrait d'acte de naissance avec la mention du mariage ou du PACS.

    Documents complémentaires en cas d'achat, de location-gérance ou de gérance-mandat d'un fonds de commerce

    • En cas d'achat de fonds commerce : copie de l'acte de vente et de l'attestation de parution dans un support d'annonces légales de l'avis relatif à l'achat
    • En cas de location-gérance du fonds de commerce : copie du contrat de location-gérance et de l'attestation de parution dans un support d'annonces légales de l'avis relatif à la prise en location-gérance
    • En cas de gérance-mandat de fonds de commerce : copie du contrat de gérance-mandat et de de l'attestation de parution dans un support d'annonces légales de l'avis relatif à la prise en gérance-mandat

    Documents complémentaires en cas de donation ou de dévolution successorale

    À savoir

    Si la personne qui réalise la formalité d'immatriculation n'est pas l'entrepreneur, elle doit joindre à la demande un exemplaire du pouvoir (acte authentique ou acte sous signature privée) l'autorisant à effectuer des démarches au nom de l'entrepreneur.

    Combien coûte l'immatriculation ?

    La création d’une micro-entreprise bénéficie de formalités d’immatriculation gratuites dans la plupart des cas :

    • Pour une activité commerciale, l’inscription au RCS et au RNE est gratuite
    • Pour une activité artisanale ou libérale, l’inscription au RNE est gratuite

    En revanche, les agents commerciaux doivent obligatoirement s’immatriculer au RSAC. Le coût est de 23,21 €.

    Que se passe-t-il une fois le dossier d'immatriculation déposé ?

    Une fois le dossier déposé sur le guichet des formalités des entreprises, l'entreprise reçoit un récépissé de dépôt de dossier de création d'entreprise (RDDCE) comportant la mention « En attente d'immatriculation ».

    Ce récépissé est important car il permet d'accomplir toutes les démarches utiles auprès des organismes publics et privés. Par exemple, elle va pouvoir souscrire les assurances obligatoires et complémentaires nécessaires aux besoins de son activité.

    Le récépissé est valable jusqu'à la réception de la notification du guichet des formalités des entreprises confirmant l'immatriculation de la micro-entreprise. La durée de validité maximale du récépissé est de 1 mois.

    Une fois l'immatriculation effectuée, la micro-entreprise reçoit un justificatif (ou attestation) d'immatriculation contenant ses numéros d'identification (Siren, code APE, etc.).

    Si le dossier est incomplet, le guichet des formalités des entreprises envoie un récépissé indiquant les éléments manquants. Il faut alors les transmettre dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception de ce récépissé.

    Quelles sont les sanctions en cas d’informations inexactes ou d’absence d’immatriculation ?

    Le micro-entrepreneur qui donne délibérement des informations inexactes ou incomplètes lors de son immatriculation auprès du Guichet des formalités des entreprises encourt une amende de 4 500 € et un emprisonnement de 6 mois.

    Par ailleurs, le fait d’exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale sans être immatriculé au registre national des entreprises (RNE) est un délit puni d’une amende de 7 500 €.

  • Code de commerce : article L123-38 (nouvelle fenêtre)Sanction en cas d’informations inexactes, incomplètesLegifrance
  • Code de commerce : article L123-38-1 (nouvelle fenêtre)Sanction en cas de défaut d’immatriculationLegifrance
  • Services en ligne et formulaires

    Service en ligneGuichet des formalités des entreprisesInstitut national de la propriété industrielle (Inpi)Accéder au service (nouvelle fenêtre)

    Qui peut m'aider ?

    Chambre de métiers et de l'artisanat (CMA)

    Réseaux consulaires

    Accéder au site (nouvelle fenêtre)

    Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA)

    Chambre de commerce et d'industrie (CCI)

    Accéder au site (nouvelle fenêtre)

    CCI France

    Chambre d'agriculture

    Accéder au site (nouvelle fenêtre)

    Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA)

    Réseau Entreprendre

    Réseaux associatifs

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    BGE : appui aux entrepreneurs

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    Réseau Initiative France

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    Adie : association pour le droit à l’initiative économique

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    Textes de loi et références

    Pour en savoir plus

    Questions ? Réponses !

    Voir aussi

    Définitions

    Déclaration d'insaisissabilité

    Permet de protéger les biens immobiliers de l'entrepreneur qui ne sont pas affectés à son activité professionnelle

    Donation

    Acte par lequel une personne transmet de son vivant et gratuitement la propriété d'un bien à une autre personne

    Droit au bail commercial

    Élément du fonds de commerce qui permet au locataire de rester dans le local. En cas de cession du bail commercial, il est transmis à l'acquéreur et lui permet de reprendre le bail existant pour la durée restant à courir en contrepartie d’une somme d’argent. La valeur du droit au bail dépend de la durée du bail, la situation géographique, le montant du loyer, etc.

    Dévolution successorale

    Définit l’ordre dans lequel les personnes ont vocation à recueillir les biens d’une personne décédée qui n’a pas rédigé de testament

    Acte authentique (notarié)

    Acte rédigé et signé en présence d'un notaire dans sa mission d'autorité publique.

    Acte sous signature privée

    Acte rédigé et signé entre les parties sans l'intervention d'un officier public (ex : notaire).

    Notification

    Formalité pour tenir officiellement informée une personne du contenu d'un acte auquel elle ne fait pas partie

    Jour ouvrable

    Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise

    Informations issues de Service-Public.gouv.fr (nouvelle fenêtre) – Direction de l'information légale et administrative (DILA), réutilisées sous licence ouverte Etalab 2.0. Données mises à jour le 28 octobre 2026. Voir cette page sur le site national (nouvelle fenêtre).

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