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Gestion des déchets de l'entreprise : ce qui doit être mis en place

Fiche pratique

Vérifié le 7 août 2026 – Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

pour afficher votre mairie et les services compétents.

Toute entreprise qui produit ou détient des déchets est responsable de leur gestion. Elle doit identifier ses déchets, mettre en place le tri à la source, assurer leur suivi dans un registre, s'assurer qu'ils seront valorisés et respecter d'autres exigences réglementaires.

Qui est responsable de la gestion des déchets d'une entreprise ?

Responsabilité de l'entreprise en matière de déchets

L'entreprise est responsable de la gestion de ses déchets. Cela s'applique aux entreprises dans une ou plusieurs des situations suivantes :

  • L'activité de l'entreprise produit des déchets.
  • Le personnel produit des déchets.
  • L'entreprise se trouve en possession de déchets.
  • L'entreprise effectue des opérations de traitement de déchets, conduisant à un changement de la nature ou de la composition de ces déchets (regroupement, recyclage, etc.).

Cette responsabilité implique que l'entreprise doit s'assurer de respecter l'ensemble des réglementations applicables à la gestion de ses déchets.

Le non-respect de ces obligations expose à des sanctions.

Sanctions en cas d'abandon de déchets

Le fait d’abandonner, déposer ou faire déposer des déchets est sanctionné d'un maximum de 4 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende (personne physique) ou 750 000 €d’amende (personne morale).

À savoir

Le non-respect d'une mise en demeure dans le cadre d’une infraction liée à la prévention et la gestion des déchets peut être sévèrement puni lorsque la faune, la flore ou la qualité de l'eau sont exposés directement à un risque immédiat d'atteinte grave et durable (pouvant durer au moins 7 ans). La sanction est alors de 3 ans d'emprisonnement et de 250 000 € d'amende (personne physique) ou 1 250 000 € d'amende (personne morale). Ce montant pouvant être porté jusqu'au triple de l'avantage tiré de la commission de l'infraction.

  • Code de l'environnement : article L541-1-1 (nouvelle fenêtre)Responsabilité de l'entreprise en ce qui concerne ses déchetsLegifrance
  • Code de l'environnement : article L541-46 (nouvelle fenêtre)SanctionsLegifrance
  • Comment une entreprise doit-elle caractériser ses déchets ?

    Afin de s'assurer de respecter leurs obligations, les entreprises doivent déterminer les caractéristiques de leurs déchets. Concrètement, pour chaque déchet, il faut déterminer s'il s'agit d'un :

    Qu'est-ce qu'un déchet dangereux ?

    Tout déchet est considéré dangereux s’il présente une ou plusieurs propriétés de danger (indiquées par le sigle « HP » accompagné d'un nombre).

    Connaître la liste des propriétés de danger

    • Explosif (HP 1)
    • Comburant (HP 2)
    • Inflammable (HP 3)
    • Irritant pour la peau et les yeux (HP 4)
    • Toxique pour un organe cible (STOT) ou toxique par aspiration (HP 5)
    • Très toxique (toxicité aigüe) (HP 6)
    • Cancérogène (HP 7)
    • Corrosif (HP 8)
    • Infectieux (HP 9)
    • Toxique pour la reproduction (HP 10)
    • Mutagène (HP 11)
    • Dégageant un gaz à toxicité aiguë (HP 12)
    • Sensibilisant (HP 13)
    • Écotoxique (HP 14)
    • Déchet capable de présenter une des propriétés dangereuses mentionnées ci-dessus que ne présente pas directement le déchet d'origine (HP 15).

    Tout déchet qui ne présente aucune des propriétés qui rendent un déchet dangereux est considéré comme non-dangereux.

    Un déchet non-dangereux qui contient un déchet dangereux est considéré comme un déchet dangereux (par exemple : un jerrican d'essence).

    À savoir

    Afin d'identifier avec certitude si un déchet est un déchet dangereux, l'entreprise doit trouver son numéro. Une décision de l'Union Européenne répertorie l'intégralité des catégories de déchets. Elles sont détaillées dans l'index du document.

    Les déchets dangereux sont signalés par un astérisque (*), apposé après leur numéro à 6 chiffres.

  • Nomenclature des catégories de déchets (nouvelle fenêtre)Union européenne
  • Un document de la Commission européenne (nouvelle fenêtre) fournit des recommandations techniques concernant la classification des déchets. Il peut aider à comprendre comment classifier les déchets et identifier les déchets dangereux.

    Qu'est-ce qu'un déchet qui contient des polluants organiques persistants ?

    Les polluants organiques persistants sont un ensemble de substances qui se dégradent lentement, s'accumulent dans les organismes vivants, sont toxiques et facilement transportées sur de longues distances.

    Ils sont listés à l'annexe IV d'un réglement européen, dont le texte est régulièrement mis à jour par le Parlement européen (nouvelle fenêtre).

    À savoir

    Les déchets contenant des polluants organiques persistants, dangereux au sens de la définition d'un déchet dangereux, sont soumis aux obligations liées aux déchets dangereux.

  • Code de l'environnement : articles L541-7 et L541-7-1 (nouvelle fenêtre)Caractérisation des déchetsLegifrance
  • Code de l'environnement : articles L541-21 à L541-21-2-3 (nouvelle fenêtre)Obligation de tri des déchetsLegifrance
  • Code de l'environnement : article R541-8 (nouvelle fenêtre)Définitions des déchets dangeureux et des polluants organiques persistants (POP)Legifrance
  • Aides et accompagnements

    Il peut être intéressant de s’informer concernant les aides publiques existantes sur la plateforme Transition écologique des entreprises :

  • Aides existantes à disposition des entreprises pour financer un diagnostic déchets (nouvelle fenêtre)Transition Écologique des Entreprises
  • Comment trier à la source les déchets d'une entreprise ?

    Les entreprises ont l'obligation de trier à la source les déchets qu'elles produisent ou détiennent.

    Toutes les obligations sont détaillées dans la fiche dédiée au tri à la source des déchets.

  • Code de l'environnement : articles L541-21 à L541-21-2-3 (nouvelle fenêtre)Obligation de tri des déchetsLegifrance
  • Comment assurer le suivi des déchets d'une entreprise ?

    Conservation d'un registre de suivi des déchets

    Les entreprises doivent conserver pendant au moins 3 ans un registre dans lequel sont répertoriées toutes les informations concernant leurs déchets, à savoir :

    • Quantité, nature et origine des déchets que l'entreprise produit, remet à un tiers ou prend en charge
    • Quantité de produits et de matières issus de la préparation en vue de la réutilisation, du recyclage ou d'autres opérations de valorisation de ces déchets
    • Et, s'il y a lieu, la destination, la fréquence de collecte, le moyen de transport et le mode de traitement ou d'élimination envisagé pour ces déchets.

    Le contenu détaillé du registre qui doit être conservé est disponible sur Légifrance (nouvelle fenêtre).

    En cas de contrôle (par exemple par la police municipale), l'entreprise devra fournir ce registre.

    À savoir

    L'entreprise n'est pas obligée de tenir ce registre pour les déchets déclarés sur la plateforme Trackdéchets.

    Déclaration sur la plateforme Trackdéchets

    L'État a mis en place un service en ligne dédié à la gestion des bordereaux de suivi de déchets. Il s'agit de Trackdéchets.

    Les déchets suivants doivent être déclarés sur le portail Trackdéchets :

    Cette déclaration se fait via des bordereaux de suivi des déchets, de manière dématérialisée, sur la plateforme.

    Les informations concernant les autres catégories de déchets peuvent être déclarées via Trackdéchets. Ce n'est pas obligatoire pour les catégories de déchets non listées.

    À noter

    Lorsque les informations sont déclarées par l’entreprise, elles sont conservées et mises à sa disposition sur le service en ligne. Elles pourront par ce biais être communiquées aux autorités en charge des contrôles.

    La déclaration de la totalité des déchets de l'entreprise exempte de l'obligation de tenir un registre de suivi des déchets.

    Sanctions prévues

    Pour les entreprises concernées par l'obligation de tenue d'un registre de suivi des déchets, 2 sanctions sont prévues en cas d'absence de registre, de refus de le fournir ou d’informations erronées. Elles s'appliquent également pour les infractions liées à la déclaration sur Trackdéchets.

    Il s'agit de :

    • L'amende prévue pour les contraventions de 4e classe, d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales)
    • Un délit, exposant à 4 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende (personne physique), ou 750 000 € d’amende (personnes morales).

    Les sanctions peuvent s'additionner.

  • Code de l'environnement : articles L541-7 et L541-7-1 (nouvelle fenêtre)Tenue d'un registreLegifrance
  • Code de l'environnement : article L541-46 (nouvelle fenêtre)Sanction pénaleLegifrance
  • Code de l'environnement : article R541-43 (nouvelle fenêtre)Précisions concernant le registreLegifrance
  • Code de l'environnement : article R541-78 (nouvelle fenêtre)Sanction administrativeLegifrance
  • Arrêté du 31 mai 2021 fixant le contenu des registres déchets, terres excavées et sédiments (nouvelle fenêtre)Contenu du registreLegifrance
  • Comment les entreprises doivent-elles valoriser leurs déchets ?

    Gestion des déchets dans un objectif de valorisation

    L'entreprise est responsable de la gestion de ses déchets jusqu'à leur élimination ou valorisation finale, même lorsque le déchet est transféré à un tiers pour être traité.

    Il existe une réglementation spécifique pour la gestion de la valorisation de certains types de déchets.

    C’est le cas pour la typologie des déchets suivants :

    Sélectionnez votre cas :

    Déchets d'emballages dont les détenteurs finaux ne sont pas les ménages

    Les déchets d'emballages dont les détenteurs finaux ne sont pas des ménages sont aussi appelés déchets d'emballages industriels et commerciaux (DEIC) ou déchets d’emballages professionnels.

    L’emballage professionnel est définit comme tout emballage de produits qui n'est pas considéré comme un emballage ménager.

    Les DEIC regroupent notamment :

    • les déchets d'emballages en bois : palettes, caisses, cagettes
    • les déchets d'emballages métalliques : fûts, boîtes métalliques
    • les cartons d'emballage 
    • les déchets d'emballages en verre
    • les déchets d'emballages en plastique : sacs, films étirables ou rétractables, flacons, fûts, bidons, caisses, palettes, etc.

    La gestion et le tri des déchets produits ou détenus par l'entreprise sont effectués dans l’objectif de valoriser ces déchets.

    4 possibilités de gestion de valorisation existent.

    Sélectionnez votre cas :

    Procéder soi-même à la valorisation de ses déchets

    L'entreprise peut valoriser elle-même ses déchets, à condition de respecter certaines obligations.

    Le traitement ou le stockage des déchets dans le cadre de leur valorisation doivent avoir lieu dans des installations de traitement de déchets, qui peuvent relever de la nomenclature des installations classées pour l'environnement (ICPE) (nouvelle fenêtre) soumises à déclaration, enregistrement ou autorisation. L'entreprise doit alors s'assurer de respecter la législation applicable à ces installations.

    La hiérarchie des modes de traitement des déchets doit être mise en œuvre. Elle consiste à privilégier, dans l'ordre :

    1. La préparation en vue de la réutilisation
    2. Le recyclage
    3. Toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique
    4. L'élimination

    À noter

    L'entreprise détenant des DEIC a l'interdiction de les mélanger avec d'autres déchets qui ne peuvent être valorisés de la même façon.

    Toutefois, il existe une dérogation à cette interdiction si le mélange n'affecte pas leur capacité à faire l'objet d'une préparation en vue de leur réutilisation, d'un recyclage ou d'autres opérations de valorisation, dans le respect de la hiérarchie des modes de traitement.

    Mise à disposition des informations sur la gestion des déchets d'emballage par le preneur des déchets

    Les exploitants d'installations de valorisation doivent tenir à disposition toutes informations sur la gestion des déchets d'emballage qu'ils produisent ou détiennent.

    Ces informations précisent notamment les élements suivants :

    • Nature des déchets
    • Quantités des déchets d'emballage gérés
    • Modalités de cette gestion
    • Déchets qui ont été remis à des tiers
    • Dates correspondantes
    • Identité de ces derniers
    • Termes du contrat passé
    Céder à un exploitant d’une installation de valorisation

    L’entreprise détenant des déchets d’emballage professionnels peut les céder à un exploitant d’une installation de valorisation sous certaines conditions.

    Contrat de cession de déchets

    Lorsque l'entreprise cède ses déchets à un exploitant d'une installation de valorisation, cette cession doit être formalisée par un contrat.

    Le contrat doit mentionner obligatoirement :

    • la nature des déchets d'emballage
    • et leurs quantités prises en charge.
    Obligations de l’entreprise cédante

    L’entreprise cédante doit assurer le stockage provisoire des déchets et leur mise à disposition dans des conditions propices à leur valorisation ultérieure.

    L'entreprise détenant des DEIC a l'interdiction de les mélanger avec d'autres déchets qui ne peuvent être valorisés de la même façon.

    Toutefois, il existe une dérogation à cette interdiction si le mélange n'affecte pas leur capacité à faire l'objet d'une préparation en vue de leur réutilisation, d'un recyclage ou d'autres opérations de valorisation, dans le respect de la hiérarchie des modes de traitement.

    Mise à disposition des informations sur la gestion des déchets d'emballage par le preneur des déchets

    Les exploitants d'installations de valorisation doivent tenir à disposition toutes informations sur la gestion des déchets d'emballage qu'ils produisent ou détiennent.

    Ces informations précisent notamment les élements suivants :

    • Nature des déchets
    • Quantités des déchets d'emballage gérés
    • Modalités de cette gestion
    • Déchets qui ont été remis à des tiers
    • Dates correspondantes
    • Identité de ces derniers
    • Termes du contrat passé
    Céder les déchets à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation

    L’entreprise détenant des déchets d’emballage professionnels peut les céder à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation en respectant certaines conditions.

    Contrat de cession de déchets

    Lorsque l'entreprise cède ses déchets à un exploitant d'une installation de valorisation, cette cession doit être formalisée par un contrat.

    Le contrat doit mentionner obligatoirement :

    • la nature des déchets d'emballage
    • et leurs quantités prises en charge.
    Obligations de l’entreprise cédante

    De plus, l’entreprise cédante doit assurer le stockage provisoire des déchets et leur mise à disposition dans des conditions propices à leur valorisation ultérieure.

    L'entreprise détenant des DEIC a l'interdiction de les mélanger avec d'autres déchets qui ne peuvent être valorisés de la même façon.

    Toutefois, il existe une dérogation à cette interdiction si le mélange n'affecte pas leur capacité à faire l'objet d'une préparation en vue de leur réutilisation, d'un recyclage ou d'autres opérations de valorisation, dans le respect de la hiérarchie des modes de traitement.

    Mise à disposition des informations sur la gestion des déchets d'emballage par le preneur des déchets

    L’intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation doit tenir à disposition toutes informations sur la gestion des déchets d'emballage qu'ils produisent ou détiennent.

    Ces informations précisent notamment les élements suivants :

    • Nature des déchets
    • Quantités des déchets d'emballage gérés
    • Modalités de cette gestion
    • Déchets qui ont été remis à des tiers
    • Dates correspondantes
    • Identité de ces derniers
    • Termes du contrat passé
    Remettre les déchets à un éco-organisme agréé ou à un opérateur de gestion de déchets ayant un contrat avec un éco-organisme agréé

    Attention

    Initialement prévue pour se déployer le 1er juillet 2026, le ministre délégué auprès de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé par un communiqué de presse (nouvelle fenêtre) la date de report du lancement de la filière. En effet, à partir du 1er janvier 2027, tous les emballages professionnels seront couverts par une filière REP et les entreprises pourront les transmettre aux éco-organismes agréés.

    L’entreprise détenant des déchets d’emballages professionnels peut les remettre :

    • soit à un éco-organisme agréé
  • Liste des éco-organismes agréés des filières REP (nouvelle fenêtre)Agence de la transition écologique (Ademe)
    • soit à un opérateur de gestion de déchets ayant un contrat avec un éco-organisme agréé pour la gestion des déchets d'emballages professionnels.

    Certains emballages professionnels ne s’appliquent pas à cette filière :

    • Emballages et déchets d'emballages d'huiles minérales ou synthétiques, lubrifiantes ou industrielles
    • Emballages et déchets d'emballages de produits chimiques pouvant présenter un risque significatif pour la santé et l'environnement
    • Emballages et déchets d'emballages des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment
    • Emballages et déchets d'emballages du secteur de l'agrofourniture.
  • REP : Emballages professionnels (EPRO) (nouvelle fenêtre)Agence de la transition écologique (Ademe)
  • Biodéchets

    Il est obligatoire de mettre en place un tri à la source et de valoriser les biodéchets pour les entreprises qui produisent ou détiennent :

    • 150 litres/an déchets d'huiles alimentaires
    • 20 tonnes/an d'autres biodéchets

    Si une entreprise détient ou produit des biodéchets sur plusieurs sites ou dans plusieurs établissements, il faut apprécier les quantités produites ou détenues sur chaque site ou par chaque établissement.

    Les biodéchets comprennent les :

    • Déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc
    • Déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail
    • Déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires.

    En revanche, ces obligations ne sont pas applicables aux déchets de taille ou d'élagage de végétaux lorsqu'ils font l'objet d'une valorisation énergétique.

    3 possibilités de gestion de valorisation existent.

    Sélectionnez votre cas :

    Procéder soi-même à la valorisation de ses déchets

    L'entreprise peut valoriser elle-même ses déchets, à condition de respecter certaines obligations.

    Le traitement ou le stockage des déchets dans le cadre de leur valorisation doivent avoir lieu dans des installations de traitement de déchets, qui peuvent relever de la nomenclature des installations classées pour l'environnement (ICPE) (nouvelle fenêtre) soumises à déclaration, enregistrement ou autorisation. L'entreprise doit alors s'assurer de respecter la législation applicable à ces installations.

    La hiérarchie des modes de traitement des déchets doit être mise en œuvre. Elle consiste à privilégier, dans l'ordre :

    1. La préparation en vue de la réutilisation
    2. Le recyclage
    3. Toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique
    4. L'élimination
    Transférer à un exploitant d’une installation de valorisation

    L’entreprise détenant des déchets des biodéchets peut les transférer à un exploitant d’une installation de valorisation sous certaines conditions.

    Les exploitants d'installations de valorisation doivent délivrer une attestation aux producteurs ou détenteurs de déchets qui leur ont transféré des biodéchets.

    Elle doit être transmise 1 fois/an et avant le 31 mars de l'année suivante.

    L’attestation doit comporter les mentions suivantes :

    • Nature des déchets
    • Quantités de déchets exprimées en tonnes
    • Destinations de la valorisation finale.

    L’attestation peut être délivrée par voie électronique.

    L’intermédiaire ne délivrant pas l’attestation encourt une une amende d'un montant de 750 € (personne physique) ou 3 750 € (personnes morales).

    Attention

    L'entreprise remettant des déchets doit s'assurer que la personne à qui sont remis les déchets est autorisée à les prendre en charge, y compris lorsqu'ils ont été mélangés à d'autres déchets ou confiés à un opérateur pour son traitement hors de France. La sanction prévue s'ils sont remis à une personne non-autorisée est une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Transférer les déchets à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation

    L’entreprise détenant des déchets de biodéchets peut les transférer à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation en respectant certaines conditions.

    Les intermédiaires doivent délivrer une attestation aux producteurs ou détenteurs de déchets leur ayant transféré des biodéchets.

    Elle doit être transmise 1 fois/an et avant le 31 mars de l'année suivante.

    L’attestation doit comporter les mentions suivantes :

    • Nature des déchets
    • Quantités de déchets exprimées en tonnes
    • Destinations de la valorisation finale.

    L’attestation peut être délivrée par voie électronique.

    L’intermédiaire ne délivrant pas l’attestation encourt une une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Attention

    L'entreprise remettant des déchets doit s'assurer que la personne à qui sont remis les déchets est autorisée à les prendre en charge, y compris lorsqu'ils ont été mélangés à d'autres déchets ou confiés à un opérateur pour son traitement hors de France. La sanction prévue s'ils sont remis à une personne non-autorisée est une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Déchets de papier, de métal, de plastique, de verre, de textiles, de bois, de fraction minérale et de plâtre

    Toute entreprise produisant ou détenant de déchets a l'obligation de trier à la source les « 9 flux » de déchets suivants : papier, métal, plastique, verre, textile, bois, fraction minérale et plâtre, et d'organiser une collecte séparée si ces déchets ne sont pas traités sur place.

    Ces déchets (hors plâtre) peuvent toutefois être conservés ensemble en mélange, à condition :

    • qu'ils ne soient pas en mélange avec du plâtre, des déchets dangereux, des biodéchets ou autres déchets ne faisant pas partie des flux cités ci-dessus
    • que cela n'affecte pas leur capacité à être réutilisés, recyclés ou valorisés
    • et à condition que leur valorisation présente une efficacité comparable à celle obtenue avec une collecte séparée.

    Lorsque l'entreprise a recours pour la collecte au service assuré par les collectivités territoriales :

    • Ces obligations s'appliquent si elle produit plus de 1 100 litres de déchets par semaine.
    • Ces obligations ne s'appliquent pas si elle produit moins de 1 100 litres de déchets par semaine. Cependant elle est tenue de respecter le règlement de collecte de la collectivité.

    Ces obligations s'appliquent lorsque l'entreprise a recours pour la collecte au service d'un prestataire privé, peu importe la quantité de déchets produite ou détenue par semaine.

    Les producteurs de déchets de construction et de démolition en sont exemptés si la surface de stockage disponible sur le chantier est inférieure à 40 m² ou si le volume total de déchets du chantier est inférieur à 10 m³.

    3 possibilités de gestion de valorisation existent.

    Sélectionnez votre cas :

    Procéder soi-même à la valorisation de ses déchets

    L'entreprise peut valoriser elle-même ses déchets, à condition de respecter certaines obligations.

    Le traitement ou le stockage des déchets dans le cadre de leur valorisation doivent avoir lieu dans des installations de traitement de déchets, qui peuvent relever de la nomenclature des installations classées pour l'environnement (ICPE) (nouvelle fenêtre) soumises à déclaration, enregistrement ou autorisation. L'entreprise doit alors s'assurer de respecter la législation applicable à ces installations.

    La hiérarchie des modes de traitement des déchets doit être mise en œuvre. Elle consiste à privilégier, dans l'ordre :

    1. La préparation en vue de la réutilisation
    2. Le recyclage
    3. Toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique
    4. L'élimination
    Transférer à un exploitant d’une installation de valorisation

    L’entreprise détenant des déchets de papier, de métal, de plastique, de verre, de textiles, de bois, de fraction minérale et de plâtre peut les transférer à un exploitant d’une installation de valorisation sous certaines conditions.

    Les exploitants d'installations de valorisation doivent délivrer une attestation aux producteurs ou détenteurs de déchets qui leur ont transféré des biodéchets.

    Elle doit être transmise 1 fois/an et avant le 31 mars de l'année suivante.

    L’attestation doit comporter les mentions suivantes :

    • Nature des déchets
    • Quantités de déchets exprimées en tonnes
    • Destinations de la valorisation finale.

    L’attestation peut être délivrée par voie électronique.

    L’intermédiaire ne délivrant pas l’attestation encourt une une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Le modèle d’attestation à compléter est disponible en annexe I-B :

    Attention

    L'entreprise remettant des déchets doit s'assurer que la personne à qui sont remis les déchets est autorisée à les prendre en charge, y compris lorsqu'ils ont été mélangés à d'autres déchets ou confiés à un opérateur pour son traitement hors de France. La sanction prévue s'ils sont remis à une personne non-autorisée est une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Transférer les déchets à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation

    L’entreprise détenant des déchets de papier, de métal, de plastique, de verre, de textiles, de bois, de fraction minérale et de plâtre peut les transférer à intermédiaire assurant une activité de collecte, de transport par route, de négoce ou de courtage de déchets, de valorisation en vue de leur valorisation en respectant certaines conditions.

    Les intermédiaires doivent délivrer une attestation aux producteurs ou détenteurs de déchets qui leur ont transféré des biodéchets.

    Elle doit être transmise 1 fois/an et avant le 31 mars de l'année suivante.

    L’attestation doit comporter les mentions suivantes :

    • Nature des déchets
    • Quantités de déchets exprimées en tonnes
    • Destinations de la valorisation finale.

    L’attestation peut être délivrée par voie électronique.

    L’intermédiaire ne délivrant pas l’attestation encourt une une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

    Le modèle d’attestation qui doit être complété est disponible (annexe I-B) :

    Pour trouver où et à qui céder les déchets de l'entreprise, la SINOE Déchets tient à jour des annuaires dédiés aux déchets des activités économiques :

    Attention

    L'entreprise remettant des déchets doit s'assurer que la personne à qui sont remis les déchets est autorisée à les prendre en charge, y compris lorsqu'ils ont été mélangés à d'autres déchets ou confiés à un opérateur pour son traitement hors de France. La sanction prévue s'ils sont remis à une personne non-autorisée est une amende d'un montant de 750 € (personne physique), ou 3 750 € (personnes morales).

  • Code de l’environnement : article L541-2-1 (nouvelle fenêtre)Respect de la hiérarchie des modes de traitement par les producteurs et détenteurs de déchets
  • Code de l'environnement : article L541-2 (nouvelle fenêtre)Gestion des déchets par les producteurs et détenteurs de déchetsLegifrance
  • Code de l’environnement : article R543-58 (nouvelle fenêtre)Obligation de valorisation des déchets professionnels
  • Code de l’environnement : article D543-226-1 (nouvelle fenêtre)Obligation de valorisation des biodéchets
  • Code de l’environnement : article D543-282 (nouvelle fenêtre)Obligation de valorisation des déchets de papier, de métal, de plastique, de verre, de textiles, de bois, de fraction minérale et de plâtre
  • Sanctions pénales prévues

    En cas de non-respect des obligations de l'entreprise en matière de gestion des déchets, la procédure suivante s’applique :

    1. L'entreprise est notifiée des faits reprochés, des sanctions encourues et des mesures prescrites pour régulariser sa situation. Elle peut présenter ses observations.
    2. Après 10 jours, si la situation n’est pas régularisée, elle peut être contrainte de payer une amende s’élevant à un maximum de 15 000 € (personne physique) ou 75 000 € (personne morale), et être mise en demeure d’effectuer les opérations nécessaires dans un délai déterminé.
    3. Si le délai prévu par la mise en demeure est écoulé et qu'elle n’a pas obtempéré, l'entreprise sera sanctionnée par l’une ou plusieurs des mesures suivantes :

      • Consigner une somme correspondant au coût de l’exécution des mesures prescrites, qui sera restituée à mesure qu'elles seront mises en œuvre
      • Régler immédiatement les frais nécessaires à l’exécution des mesures prescrites
      • Suspendre, à ses frais, les installations et ouvrages, la réalisation des travaux et des opérations, ou l'exercice des activités qui sont à l'origine des infractions constatées
      • Verser une astreinte journalière d’un maximum de 1 500 € jusqu’à la réalisation des opérations prescrites
      • Payer une amende d’un montant maximum de 150 000 € (personne physique) ou 750 000 € (personne morale).

    À savoir

    Le non-respect d'une mise en demeure dans le cadre d’une infraction liée à la prévention et la gestion des déchets peut être sévèrement puni lorsque la faune, la flore ou la qualité de l'eau sont exposés directement à un risque immédiat d'atteinte grave et durable (pouvant durer au moins 7 ans). La sanction est alors de 3 ans d'emprisonnement et de 250 000 € d'amende (personne physique) ou 1 250 000 € d'amende (personne morale). Ce montant peut être porté jusqu'au triple de l'avantage tiré de la commission de l'infraction.

  • Code de l'environnement : article L541-3 (nouvelle fenêtre)ProcédureLegifrance
  • Code de l'environnement : article L541-46 (nouvelle fenêtre)Sanction en cas de non-respect d'une mise en demeureLegifrance
  • Peut-on librement transporter des déchets ?

    Il est possible de transporter librement des déchets lorsque la quantité transportée est inférieure à :

    • 0,1 tonne par chargement de déchets dangereux
    • Et 0,5 tonne par chargement de déchets non dangereux.

    Les personnes suivantes sont également autorisées à transporter librement des déchets, y compris au-delà des seuils indiqués :

    Dans les autres cas, il est obligatoire de déclarer l'activité de collecte ou de transport de déchets auprès du préfet du département où se trouve leur siège social, s'il s'agit d'une personne morale, ou leur domicile, s'il s'agit d'une personne physique.

    Préfecture

    Préfecture - Charente

    7-9 rue de la Préfecture
    16000 Angoulême

    05 45 97 61 00
    pref-cellule-courrier@charente.gouv.fr
    Site internet (nouvelle fenêtre)

    Horaires d'ouverture
    • Lundi au vendredi : 08h30 – 12h30

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    Ministère chargé de l'intérieur

    Connaître les informations à transmettre au préfet dans le cadre de la déclaration de l'activité de collecte ou de transport de déchets

    Les informations à transmettre au préfet dans le cadre de la déclaration de l'activité de collecte ou de transport de déchets sont les suivantes :

    • Nom ou dénomination sociale de l'entreprise :
    • Adresse, téléphone, télécopie :
    • N° Siret :
    • Préciser la nature des déchets pris en charge :

      • Déchets dangereux
      • Déchets non dangereux
    • Préciser le nom et les coordonnées de la personne à contacter en cas d'accident ou d'incident
    • Nom :
    • Téléphone :
    • Télécopie :
    • « Je m'engage à :

      • Ne transporter des déchets que vers des installations de traitement conformes à la loi du 19 juillet 1976 modifiée relative aux installations classées pour la protection de l'environnement ;
      • Procéder à la reprise et à l'élimination des déchets transportés par mes soins et que, le cas échéant, j'abandonnerais, déverserais ou orienterais vers une destination non conforme à la réglementation relative au traitement des déchets ;
      • Informer sans délai, en cas d'accident ou de déversement accidentel de déchets, le préfet de département territorialement compétent. »
    • Nom du responsable légal de l'entreprise ou de son représentant :
    • Date :
    • Signature :

    À noter

    L'activité de collecte ou de transport par route de déchets classés dans la catégorie des marchandises dangereuses est soumise à autorisation. Les autorisations délivrées pour le transport des marchandises dangereuses permettent le transport et la collecte des autres déchets sans déclaration auprès de la préfecture. La réglementation du transport de marchandises dangereuses est indiqué dans un arrêté accessible sur Légifrance (nouvelle fenêtre).

  • Code de l'environnement : articles R541-50 à R541-54 (nouvelle fenêtre)Règles concernant le transport de déchetsLegifrance
  • Arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres (dit « arrêté TMD ») (nouvelle fenêtre)Réglementation du transport de marchandises dangereusesLegifrance
  • Quelles sont les autres obligations liées aux déchets des entreprises ?

    Les entreprises sont parfois soumises à d'autres obligations en matière de gestion des déchets.

    En cas de doute, l'entreprise peut se renseigner auprès de son organisation professionnelle.

    Obligations des entreprises liées à la gestion de certains déchets
    L'entreprise est concernée si...L'entreprise a-t-elle des obligations ?Quelles sont les obligations ?
    L'entreprise produit, importe ou distribue des produits non alimentaires neufs destinés à la vente (vêtements, produits ménagers, meubles...)L'entreprise est soumise aux obligations spécifiques liées à la gestion des invendus non-alimentaires neufsRetrouvez les informations à connaître dans la fiche dédiée aux invendus.
    L'entreprise produit, importe ou distribue des produits alimentairesL'entreprise est soumise aux obligations spécifiques liées à la gestion des invendus alimentairesRetrouvez les informations à connaître dans la fiche dédiée aux invendus.
    L'entreprise gère des déchets inertesL'entreprise est soumise aux obligations spécifiques liées à la gestion des déchets inertesPour en savoir plus, l'entreprise peut se renseigner auprès de son organisation professionnelle et au lien suivant (nouvelle fenêtre).
    L'entreprise gère des déchets dangereuxL'entreprise est soumise aux obligations spécifiques liées à la gestion des déchets dangereuxRetrouvez les informations à connaître dans la fiche dédiée aux déchets dangereux.
    L'entreprise gère des produits soumis à responsabilité élargie du producteur (REP)L'entreprise est soumise aux obligations spécifiques liées à la gestion des déchets soumis à responsabilité élargie du producteur.Retrouvez les informations à connaître dans la fiche dédiée aux filières à responsabilité élargie du producteur (REP).

    Quelles sont les filières soumises à responsabilité élargie du producteur (REP) ?

    Les entreprises soumises à responsabilité élargie du producteur (REP) sont celles qui gèrent au moins une des catégories de produits suivants ou des éléments et matériaux entrant dans leur fabrication :

    Les entreprises soumises à REP ne sont pas uniquement celles qui fabriquent ces produits. Celles qui sont concernées effectuent sur des produits soumis à REP au moins une des actions suivantes :

    • Élaboration
    • Fabrication
    • Manipulation
    • Traitement
    • Vente
    • Importation.

    Exemple

    Une entreprise peut être soumise à REP pour plusieurs filières différentes. Par exemple, une entreprise vendant des articles de sport, de bricolage, des équipements électroniques et des piles peut être soumise à REP au titre des filières :

    • Articles de sport et de loisirs
    • Articles de bricolage et de jardin
    • Équipements électriques et électroniques
    • Batteries
    • Emballages ménagers (pour les emballages dans lesquelles elle vend certains de ses articles).

    Services en ligne et formulaires

    Qui peut m'aider ?

    PDE - Réduire ou valoriser vos déchets

    Le Service Public Conseillers entreprises

    Vous avez un projet, une difficulté, une question du quotidien ? <br/> Simple et gratuit : vous êtes rappelé(e) dans les 5 jours par LE conseiller qui peut vous aider.

    Textes de loi et références

    Pour en savoir plus

    Voir aussi

    Définitions

    Personne physique (formes juridiques d'entreprises)

    Individu doté d’une identité civile, d’une capacité juridique et ayant des droits et obligations en son nom (ex : un dirigeant d’une société, entrepreneur individuel).

    Personne morale (formes juridiques d'entreprise)

    Groupement doté de la personnalité juridique. On distingue les personnes morales de droit public (État, collectivités territoriales, établissements publics, etc. ) et les personnes morales de droit privé (sociétés, groupements d'intérêt économique, associations, etc.).

    Déchet dangereux

    Déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés de dangers suivantes : explosif, comburant, inflammable, irritant, toxique, cancérogène, corrosif, infectieux, mutagène, dégageant un gaz à toxicité aiguë, sensibilisant, écotoxique.

    Polluants organiques persistants

    Ensemble de substances qui se dégradent lentement, s'accumulent dans les organismes vivants, sont toxiques et facilement transportées sur de longues distances. Elles sont listées dans un règlement européen.

    Biodéchets

    Déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires.

    Fractions minérales

    Béton, briques, tuiles, céramiques, pierres

    Union européenne (UE)

    Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

    Délit

    Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

    Valorisation des déchets

    Toute opération de valorisation autre que la valorisation énergétique et le retraitement en matières destinées à servir de combustible ou d'autre moyen de produire de l'énergie. Elle comprend notamment la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage, le remblayage et d'autres formes de valorisation matière.

    Mise en demeure

    Acte par lequel un créancier exige du débiteur le remboursement d'une dette sous peine de versement de dommages et intérêts. Adressé par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire).

    Astreinte

    Condamnation d'une personne à payer une somme d'argent par jour, semaine ou mois de retard si une obligation imposée par une décision de justice n'est pas exécutée.

    Déchet inerte

    Tout déchet qui ne subit aucune modification physique, chimique ou biologique importante, qui ne se décompose pas, ne brûle pas, ne produit aucune réaction physique ou chimique, n'est pas biodégradable et ne détériore pas les matières avec lesquelles il entre en contact. Il s’agit en majorité de déchets provenant du secteur du BTP (déchets de béton, de briques, de tuiles, etc.).

    Filières soumises à responsabilité élargie du producteur (REP)

    Filières ayant des obligations spécifiques en matière de gestion des déchets des produits qu'elles commercialisent. Une vingtaine de catégories de produits générateurs de déchets soumis à responsabilité élargie du producteur (REP) existent.

    Imprimés papiers (REP)

    Tout support papier imprimé, à l'exception des papiers d'hygiène et des papiers d'emballage

    Papiers à usage graphique

    Papiers à copier, papiers graphiques, enveloppes et pochettes postales

    Risque significatif pour la santé et l'environnement

    Dont la dangerosité est susceptible d'entraîner une altération notable de la santé humaine et dont la dangerosité est susceptible d'entraîner une détérioration du sol ou du sous-sol ou de la qualité des milieux naturels ou de l'intégrité de la faune ou de la flore.

    Engins de pêche contenant du plastique (REP)

    Tout élément ou toute pièce d'équipement qui est utilisé dans le cadre de la pêche ou de l'aquaculture pour cibler, capturer ou élever des ressources de biologiques la mer (animaux marins, coquillages, végétaux, etc.), ou qui flotte à la surface de la mer, et est déployé dans le but d'attirer et de capturer ou d'élever ces ressources

    Informations issues de Service-Public.gouv.fr (nouvelle fenêtre) – Direction de l'information légale et administrative (DILA), réutilisées sous licence ouverte Etalab 2.0. Données mises à jour le 28 octobre 2026. Voir cette page sur le site national (nouvelle fenêtre).

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